2001-2011 : mes 10 ans sur FFWorld
Le 30/06/2011 à 13:37 par KujaFFman
Il y a 10 ans jour pour jour, je rejoignais l'équipe de Final Fantasy World et j'écrivais ma première news. J'allais avoir 15 ans, tout comme j'en aurai 25 dans quelques semaines. Lorsque je me suis engagé à aider Mathieu et Gilles, alias MaTT et Gotrek, déjà deux ans de site au compteur, je n'avais absolument aucune idée du temps que je comptais passer dans l'équipe de ce site. A ce moment-là, nous étions à quelques semaines de la sortie japonaise de Final Fantasy X et l'excitation était palpable, à grand renfort de vidéos alléchantes en provenance du Japon. Avec mon pauvre modem 56k, je passais des heures à les télécharger et d'autres heures à les regarder en boucle. Ce n'était que le début d'une longue série de souvenirs, celui d'un rédacteur amateur qui allait passer dix ans au plus près de l'actualité de Final Fantasy. Pour marquer l'occasion, je vais faire ce que je déteste le plus : parler de moi.
Certains d'entre vous se demandent peut-être si j'ai une vie en dehors de ce site, la réponse est bien sûr oui. Quand je ne pourchasse pas les news, je suis traducteur anglais-français dans le domaine du jeu vidéo. Mais restons dans le sujet.
La nostalgie risquait de venir plus tard car, en 10 ans, les choses ont beaucoup changé. Quand j'ai commencé à écrire pour FFWorld, l'idée qu'un Final Fantasy connaisse une suite directe était encore inimaginable. Les développeurs eux-mêmes ne devaient pas vraiment y penser. Square sortait alors lentement mais sûrement de son âge d'or de la première PlayStation, époque prospère qui nous avait apporté trois épisodes pareillement formidables (mais sans doute pour des raisons différentes) : FFVII, VIII et IX. En 2001, la seule possibilité d'évolution pour ces épisodes était celle d'un portage amélioré sur PS2 (déjà l'obsession des remakes) et non celle d'une suite. Ainsi, lorsque X-2 a été dévoilé fin 2002, la surprise était de taille. Elle était d'autant plus grande que les développeurs avaient choisi une voie inattendue, qui a valu à cette première suite directe de nombreuses railleries. FFX-2 a ouvert la voie vers de nombreux Final Fantasy parallèles, de qualité variable.
Ainsi, les rencontres avec les créateurs se sont multipliées au fil du temps. Après Uematsu, j'ai pu rencontrer le scénariste Kazushige Nojima à la projection d'Advent Children en entier en 2005. A la sortie de Final Fantasy XII en 2007, j'ai rapidement croisé Hiroshi Minagawa et Akitoshi Kawazu. Néanmoins, depuis que Eidos France est devenu Square Enix France, la communauté Final Fantasy a commencé à être invitée plus souvent aux promotions des nouveaux jeux, ce qui m'a conduit à poser mes questions à Toshiyuki Itahana, Hiromichi Tanaka, Motomu Toriyama ou encore Yoshinori Kitase, le plus souvent en bonne compagnie avec Bastien de FF Ring. La cerise sur le gâteau date d'il y a quelques semaines à peine, quand j'ai pu rencontrer celui que j'admire le plus, Masashi Hamauzu, à son concert parisien. Même Hironobu Sakaguchi, qui était pourtant présent dans la salle, me semblait moins important. Et ce, même si cet homme est la raison pour laquelle nous sommes tous là aujourd'hui.
Aussi rares soient-ils, ces articles que j'ai pu écrire sont sans doute mon meilleur apport à FFWorld car ils m'ont permis d'exprimer ma vraie passion pour la série. Je n'aime pas Final Fantasy pour finir chaque épisode à 100% et en connaître tous les secrets. Je suis beaucoup plus intéressé par leurs univers, les grandes thématiques développées par leurs histoires, leurs directions artistiques et musicales. Cela a notamment donné naissance à mon dossier réalisé pour la sortie de FFXIII.
Décrire et expliquer ces aspects dans des articles est le meilleur moyen pour moi d'élever la série et d'en révéler les détails les moins connus, les moins appréciés ou les moins compris. Cela me semble d'autant plus précieux que les derniers épisodes n'ont pas vraiment fait l'unanimité, même si cela n'est peut-être pas entièrement lié aux jeux en eux-mêmes. Mes cinq premières années de travail sur FFWorld ont été accompagnées par l'attente de Final Fantasy XII. Lorsque j'ai rejoint le site, le jeu était déjà annoncé. Dès la fin 2003, les informations commencèrent à affluer avec une sortie prévue pour l'année suivante. En réalité, FFXII a pris deux ans de retard, trois pour la sortie européenne. Je ne sais pas à quoi aurait ressemblé le jeu s'il était bien sorti en 2004, tout comme je ne sais pas comment s'est réellement déroulé le développement, qui a connu le départ du réalisateur Yasumi Matsuno en 2005. Ce que je sais, c'est que le FFXII sorti en 2006 est un chef-d'œuvre.
Bien du mal a été dit du scénario de XII, alors qu'il s'agit objectivement d'une merveille d'écriture et de mise en scène. Rares sont les JRPG à offrir une intrigue aussi mature et cohérente, mais l'apprécier pleinement nécessite de prendre son temps, d'y revenir avec un œil curieux, instruit. On m'a donné la chance d'en examiner les thématiques dans le magazine Role Playing Game, j'espère pouvoir porter ces réflexions sur Internet pour toucher plus de lecteurs.
Puis est venue l'heure du XIII, épisode pour lequel j'éprouve une admiration dont j'ai presque failli avoir honte. A force de lire les avis de joueurs qui certifient avoir joué à une daube, j'ai fini par me demander sincèrement pourquoi j'ai tellement apprécié ce voyage magique dans un univers époustouflant de beauté. A l'époque, cela m'avait valu d'écrire un message un peu désespéré dans lequel je regrettais qu'on doute de ma sincérité simplement parce que j'aimais le jeu qu'il fallait absolument détester. J'avais simplement dit que je me moque bien de l'absence des villes, tant que l'univers visuel et sonore proposé par le jeu l'extirpe de la masse des FPS grisâtres. La majesté de Gran Pulse procure une sensation assez intense pour que j'y sois positivement réactif. Quand on a un avis qui va à l'encontre de la prétendue impression générale, il ne faut surtout pas hésiter à l'exprimer mais sans tomber dans la provocation facile pour autant car cela empêche toute discussion sérieuse. J'ai essayé de m'exprimer plus longuement sur ce sujet dans un article que je publierai sans doute prochainement.
Mais cela ne doit pas tout excuser. Ces dernières années, Square Enix a eu bien du mal à tenir le cap, fermant presque entièrement les yeux sur les consoles de salon. J'aimerais pouvoir être plus critique mais quand les jeux sont moyens, je n'y joue pas et, aussi étonnant cela puisse paraître, je ne teste pas les jeux auxquels je n'ai pas ou peu touché...
Au final, je ne sais pas combien d'entre vous ce monologue intéressera, ni combien exactement continuent à me lire tous les jours. Je n'ai pas l'obsession des chiffres, je veux juste partager ma passion auprès de ceux que cela intéresse. J'en profite pour signaler qu'il est possible de me contacter sur cette page et je m'excuse auprès de ceux qui n'ont jamais reçu de réponses (je suis distrait). Si vous êtes toujours là, au pied de cette page, merci de passer sur FFWorld. Je ne compte pas m'arrêter après 10 ans, alors revenons à la routine !
Jérémie, le 30 juin 2011
Certains d'entre vous se demandent peut-être si j'ai une vie en dehors de ce site, la réponse est bien sûr oui. Quand je ne pourchasse pas les news, je suis traducteur anglais-français dans le domaine du jeu vidéo. Mais restons dans le sujet.

La nostalgie risquait de venir plus tard car, en 10 ans, les choses ont beaucoup changé. Quand j'ai commencé à écrire pour FFWorld, l'idée qu'un Final Fantasy connaisse une suite directe était encore inimaginable. Les développeurs eux-mêmes ne devaient pas vraiment y penser. Square sortait alors lentement mais sûrement de son âge d'or de la première PlayStation, époque prospère qui nous avait apporté trois épisodes pareillement formidables (mais sans doute pour des raisons différentes) : FFVII, VIII et IX. En 2001, la seule possibilité d'évolution pour ces épisodes était celle d'un portage amélioré sur PS2 (déjà l'obsession des remakes) et non celle d'une suite. Ainsi, lorsque X-2 a été dévoilé fin 2002, la surprise était de taille. Elle était d'autant plus grande que les développeurs avaient choisi une voie inattendue, qui a valu à cette première suite directe de nombreuses railleries. FFX-2 a ouvert la voie vers de nombreux Final Fantasy parallèles, de qualité variable.

Ainsi, les rencontres avec les créateurs se sont multipliées au fil du temps. Après Uematsu, j'ai pu rencontrer le scénariste Kazushige Nojima à la projection d'Advent Children en entier en 2005. A la sortie de Final Fantasy XII en 2007, j'ai rapidement croisé Hiroshi Minagawa et Akitoshi Kawazu. Néanmoins, depuis que Eidos France est devenu Square Enix France, la communauté Final Fantasy a commencé à être invitée plus souvent aux promotions des nouveaux jeux, ce qui m'a conduit à poser mes questions à Toshiyuki Itahana, Hiromichi Tanaka, Motomu Toriyama ou encore Yoshinori Kitase, le plus souvent en bonne compagnie avec Bastien de FF Ring. La cerise sur le gâteau date d'il y a quelques semaines à peine, quand j'ai pu rencontrer celui que j'admire le plus, Masashi Hamauzu, à son concert parisien. Même Hironobu Sakaguchi, qui était pourtant présent dans la salle, me semblait moins important. Et ce, même si cet homme est la raison pour laquelle nous sommes tous là aujourd'hui.

Aussi rares soient-ils, ces articles que j'ai pu écrire sont sans doute mon meilleur apport à FFWorld car ils m'ont permis d'exprimer ma vraie passion pour la série. Je n'aime pas Final Fantasy pour finir chaque épisode à 100% et en connaître tous les secrets. Je suis beaucoup plus intéressé par leurs univers, les grandes thématiques développées par leurs histoires, leurs directions artistiques et musicales. Cela a notamment donné naissance à mon dossier réalisé pour la sortie de FFXIII.
Décrire et expliquer ces aspects dans des articles est le meilleur moyen pour moi d'élever la série et d'en révéler les détails les moins connus, les moins appréciés ou les moins compris. Cela me semble d'autant plus précieux que les derniers épisodes n'ont pas vraiment fait l'unanimité, même si cela n'est peut-être pas entièrement lié aux jeux en eux-mêmes. Mes cinq premières années de travail sur FFWorld ont été accompagnées par l'attente de Final Fantasy XII. Lorsque j'ai rejoint le site, le jeu était déjà annoncé. Dès la fin 2003, les informations commencèrent à affluer avec une sortie prévue pour l'année suivante. En réalité, FFXII a pris deux ans de retard, trois pour la sortie européenne. Je ne sais pas à quoi aurait ressemblé le jeu s'il était bien sorti en 2004, tout comme je ne sais pas comment s'est réellement déroulé le développement, qui a connu le départ du réalisateur Yasumi Matsuno en 2005. Ce que je sais, c'est que le FFXII sorti en 2006 est un chef-d'œuvre.

Bien du mal a été dit du scénario de XII, alors qu'il s'agit objectivement d'une merveille d'écriture et de mise en scène. Rares sont les JRPG à offrir une intrigue aussi mature et cohérente, mais l'apprécier pleinement nécessite de prendre son temps, d'y revenir avec un œil curieux, instruit. On m'a donné la chance d'en examiner les thématiques dans le magazine Role Playing Game, j'espère pouvoir porter ces réflexions sur Internet pour toucher plus de lecteurs.
Puis est venue l'heure du XIII, épisode pour lequel j'éprouve une admiration dont j'ai presque failli avoir honte. A force de lire les avis de joueurs qui certifient avoir joué à une daube, j'ai fini par me demander sincèrement pourquoi j'ai tellement apprécié ce voyage magique dans un univers époustouflant de beauté. A l'époque, cela m'avait valu d'écrire un message un peu désespéré dans lequel je regrettais qu'on doute de ma sincérité simplement parce que j'aimais le jeu qu'il fallait absolument détester. J'avais simplement dit que je me moque bien de l'absence des villes, tant que l'univers visuel et sonore proposé par le jeu l'extirpe de la masse des FPS grisâtres. La majesté de Gran Pulse procure une sensation assez intense pour que j'y sois positivement réactif. Quand on a un avis qui va à l'encontre de la prétendue impression générale, il ne faut surtout pas hésiter à l'exprimer mais sans tomber dans la provocation facile pour autant car cela empêche toute discussion sérieuse. J'ai essayé de m'exprimer plus longuement sur ce sujet dans un article que je publierai sans doute prochainement.

Mais cela ne doit pas tout excuser. Ces dernières années, Square Enix a eu bien du mal à tenir le cap, fermant presque entièrement les yeux sur les consoles de salon. J'aimerais pouvoir être plus critique mais quand les jeux sont moyens, je n'y joue pas et, aussi étonnant cela puisse paraître, je ne teste pas les jeux auxquels je n'ai pas ou peu touché...
Au final, je ne sais pas combien d'entre vous ce monologue intéressera, ni combien exactement continuent à me lire tous les jours. Je n'ai pas l'obsession des chiffres, je veux juste partager ma passion auprès de ceux que cela intéresse. J'en profite pour signaler qu'il est possible de me contacter sur cette page et je m'excuse auprès de ceux qui n'ont jamais reçu de réponses (je suis distrait). Si vous êtes toujours là, au pied de cette page, merci de passer sur FFWorld. Je ne compte pas m'arrêter après 10 ans, alors revenons à la routine !
Jérémie, le 30 juin 2011
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