Fabula Nova Crystallis

Concept

Fabula Nova Crystallis est le nom de la mythologie sur laquelle se basent plusieurs épisodes de la série Final Fantasy, notamment ceux qui portent le numéro XIII. Ce nom signifie « le nouveau conte du cristal » en latin, une langue qui se retrouve fréquemment dans les différents projets.

« Partir dans plusieurs directions fait naître des histoires nouvelles.
Une simple couleur peut apparaître sous d’innombrables nuances.
Telle la lumière qui luit à travers le cristal,
l’univers brille de ses multiples facettes. »

Le concept de Fabula Nova Crystallis est celui d’une mythologie de base servant ensuite à l’élaboration de différents jeux. Aucun de ces titres ne se déroule dans le même univers, mais tous partagent les mêmes mythes, qui ont chacun pour origine le Cristal. On pourrait résumer l’idée derrière cette saga dans la saga en disant qu’à partir d’un matériau de base, plusieurs développeurs ont imaginé des univers, des intrigues et des personnages uniques. Aucun de ces éléments ne doit se retrouver d’un jeu à l’autre. Depuis un point de départ commun, chaque équipe a suivi un chemin différent.

Ce concept, déjà appliqué avec la Compilation of Final Fantasy VII par exemple, est une parfaite illustration de ce que Square Enix définit sous le mot « polymorphie » : plusieurs projets gravitent autour d’une idée de base. Dans le cas de Fabula Nova Crystallis, les projets ne sont pas des suites les uns des autres. Il n’est pas nécessaire de jouer à chacun d’entre eux pour les apprécier au maximum ou comprendre la nature de la mythologie, cette dernière n’étant qu’un point de départ.

Projets

Lors de son annonce en 2006, Fabula Nova Crystallis était le point de départ de trois grands projets de jeux : Final Fantasy XIII, Final Fantasy Agito XIII et Final Fantasy Versus XIII. Si FFXIII a été le premier à voir le jour, et ainsi à proposer son interprétation du mythe fondateur, les deux autres ont connu des difficultés d’ordre technologique qui ont conduit leurs développeurs à les renommer et à les transformer. Agito XIII, devenu Type-0, conserve des liens notables avec cette mythologie, mais Versus XIII, en devenant FFXV, a réduit les siens de telle sorte que l’univers du jeu reste fondé sur Fabula Nova Crystallis, mais sans en employer la terminologie afin de se différencier plus clairement de ses prédécesseurs.

Branche FFXIII
Final Fantasy XIII
Final Fantasy XIII-2
Lightning Returns: Final Fantasy XIII

Branche Agito
Final Fantasy Type-0 (ex-Final Fantasy Agito XIII)
Final Fantasy Agito

Branche Versus
Final Fantasy XV (ex-Final Fantasy Versus XIII)

Texte du mythe

Fabula Nova Crystallis, le nouveau mythe du cristal

Il y a bien longtemps, le monde était gouverné par un dieu nommé Bhunivelze.
Pour s’en approprier le contrôle absolu, Bhunivelze chercha à terrasser sa mère, Mwynn.
Mais celle-ci disparut dans le monde invisible.
Bhunivelze était un dieu instable. Entre ses mains, le monde sembla voué au péril.

Il pensa être victime d’une malédiction lancée par sa mère.
Pour dissiper la malédiction, il comprit qu’il devait anéantir Mwynn.
Il se mit en quête de la porte de ce monde invisible dans lequel elle attendait.
Par la simple force de sa volonté, il créa les fal’Cie.

Le premier fal’Cie qu’il créa fut Pulse.
Il lui confia pour Tâche de déblayer le monde afin de découvrir la porte du monde invisible.

Ensuite, il créa la fal’Cie Etro, mais fit l’erreur de la façonner à l’image de Mwynn.
Terrorisé par son apparence, il ne lui confia aucun pouvoir.

En réaction, il créa le fal’Cie Lindzei.
Il lui confia pour Tâche de le protéger contre toutes les menaces.
Après avoir ordonné à Lindzei de le réveiller le moment venu,
il se changea en cristal et plongea dans un sommeil perpétuel.

Pulse, souhaitant étendre le monde, créa de nombreux fal’Cie et l’Cie.
Lindzei, souhaitant protéger le monde, créa de nombreux fal’Cie et l’Cie.
Etro, elle, était incapable de créer quoi que ce soit.
Délaissée, elle pensa à cette mère à qui elle ressemblait tant.
Elle se mutila, laissant son sang se répandre, avant de disparaître à son tour.

Le sang qui s’écoula de son corps donna naissance à l’humanité.
Les humains étaient des créatures nées dans le simple but de mourir.
La destruction du monde visible n’était en rien une malédiction. C’était simplement le destin.
Le monde était divisé en deux parties, la visible et l’invisible.
Si l’équilibre entre ces deux parties était rompu, alors le monde entier serait anéanti.

Mwynn, la mère de Bhunivelze, n’avait aucun moyen d’empêcher cette issue.
Le chaos était sur le point d’absorber le monde invisible.
Alors que Mwynn allait s’éteindre, Etro apparut devant elle.
Mwynn demanda à Etro de protéger l’équilibre du monde, avant d’être engloutie par le chaos.
Mais Etro, insensée, resta sourde aux dernières paroles de Mwynn.

Bien que seule, Etro se prit d’affection pour ces humains voués à sombrer dans le chaos.
A leur mort, elle les accueillait avec le sourire et leur confiait une partie de ce chaos.
Les humains donnèrent à ce chaos le nom de « cœur ».
Ce cœur allait devenir leur force, mais ils l’ignoraient encore.

Finalement, ils nommèrent Pulse leur seigneur tout-puissant,
Lindzei leur divinité protectrice
et Etro leur déesse de la mort.
Les humains vivaient en portant le chaos du monde invisible dans leurs cœurs.
Comme ils le retenaient ainsi, l’équilibre du monde était de nouveau assuré.

Bhunivelze, cristallisé, dormait toujours. Endormi pour l’éternité, attendant le moment venu.